Les Normes de l’éclairage LED

Peu importe le type de luminaire LED que vous choisissez d’installer dans votre lieu de travail ou votre habitation, il est important que celui-ci soit en conformité avec un certain nombre d’exigences légales garantes de votre sécurité.

Les différentes normes

La Norme CEI 62504 de juin 2014 n’est pas réellement une norme de sécurité mais plutôt une norme d’uniformité terminologique. Elle comprend les différentes définitions et termes relatifs aux LED qu’il convient d’utiliser. Elle clarifie les notions de module LED et de luminaire LED.

Les normes de sécurité sont notamment la norme NF/EN 62471 de la commission internationale de l’éclairage  qui concerne la sécurité photobiologique, elle garantit l’innocuité des LED pour les yeux et la peau. Il existe quatre catégories de produits LED allant de 0 à 3 selon le niveau de danger. Il est impératif de choisir le niveau 0 « sans risque » ou bien le niveau 1 « risque faible ». Une autre norme de sécurité est la norme NF EN 62031 qui reprend certaines exigences de la norme NF EN 61347-1 comme notamment la mise à la terre de protection et la protection contre le contact accidentel avec des parties actives. Pour bénéficier de la certification de conformité à cette norme, le module LED est soumis à des tests et ne doit montrer aucun signe de défaillance.

Pour les salles de bains

Il est impératif de se conformer à la norme NFC 15-100 selon laquelle des spots et lampes LED alimentés sous 230 V ne peuvent être installés dans une salle de bains. Si vous souhaitez installer un spot LED près des points d’eau, il faut absolument respecter les distances d’implantation et vérifier l’indice d’étanchéité de votre spot. Les différents endroits de la douche sont regroupés en volume 0, 1, 2 et 3 et il convient de respecter pour chaque volume le type de luminaire qu’il faut utiliser. Dans tous les cas de figure, ceux-ci doivent fonctionner en basse tension.

Les niveaux minimums requis pour l’éclairage public et des lieux de travail

C’est sur le Lux que s’appuie la législation française pour déterminer ces niveaux minimums qui sont les suivants :

  • Rue routes et autoroutes : 15 à 60 lux
  • Activité intermittente ou tâche simple : 125 lux
  • Mécanique moyenne, travail de bureau : 200 lux
  • Mécanique fine, dessins : 400 lux
  • Mécanique de précision, électronique : 600 lux
  • Tâches difficiles, laboratoire : 800 lux.

La législation française du travail fixe les niveaux minimaux d’éclairage suivants sur les lieux de travail :

  • Zones de circulation et couloirs : 100 lux
  • Escaliers, escaliers roulants, tapis roulants : 100 lux
  • Vestiaires, sanitaires et salles de bains : 200 lux
  • Classement, transcription : 300 lux
  • Ecriture, dactylographie, lecture, traitement de données : 500 lux
  • Salles de conférences et de réunions : 500 lux.

Standard IP

Mis en place par la commission électronique internationale (CEI), l’indice de protection indique le niveau de résistance du luminaire à l’infiltration de corps solide et liquide. Deux chiffres y sont accolés et chacun d’entre eux se rapporte à la conformité à un certain nombre d’exigences. La norme CEI 60529 exige ce format de l’indice. À titre d’exemple, le chiffre 1 correspond aux exigences : Protégé contre les chutes verticales de gouttes d’eau et le chiffre le chiffre 4 correspond à l’exigence : Protégé contre les projections d’eau de toutes directions.